
L'or des jours
Partir, parfois, c'est fuir. C'est aussi bien chercher quelque chose que la vie sédentaire ne parvient pas à procurer. Une île au trésor, le vol d'un albatros, ou la Yillah mystérieuse de Mardi, le roman de Herman Melville. Ce peut être vouloir, en s'éloignant, embrasser le monde d'une façon nouvelle, l'oeil et l'esprit lavés des habitudes. Partir, à coup sûr, c'est se séparer.
Enfants, amis et proches ont été vus ces derniers jours, et l'émotion disait le prix des liens. Leur prix et la conscience de leur fragilité. Ceci, en mer, j'y penserai davantage et cette pensée aussi me rend plus vivant.
Sur son voilier de haute mer, nommé Asphodèle, l'auteur part de la Bretagne vers les grands archipels atlantiques : Madère, Canaries, Cap-Vert, empruntant en partie les voies ouvertes par Christophe Colomb. Entre une île volcanique et le jeu des cétacés, dans la longueur des jours de mer et la scansion des rencontres offertes aux escales, il fait de ce voyage qui le mène au seuil du Brésil l'occasion d'une célébration de la vie de bateau, c'est-à-dire du ciel, des vents, de l'océan, des terres abordées et des rencontres, doublée d'une méditation sur sa condition de passant, affecté par le trouble du monde. Orpailleur à sa façon du temps qui passe depuis le pont de son bateau, il partage dans cet ouvrage son butin de sensations et sa quête de l'ouvert de la vie.
(sous réserve de confirmation)
Largeur : 15.0 cm
Epaisseur : 2.0 cm

