
Culture et violence : la vie sociale des pulsions
Violence et culture
La vie sociale des pulsions
La culture, d'après Freud, ne saurait apporter que des bienfaits. Elle civilise les humains et améliore leurs conditions de vie, car elle leur permet de subjuguer la nature. Freud rejette la violence du côté de cette nature barbare qu'il localise au-dehors comme au-dedans : les « sauvages » sont tapis dans la jungle, mais ils sommeillent aussi au coeur de l'humain.
Cette idéalisation de la culture par Freud, avec ses corrélats, ont longtemps paralysé le dialogue entre psychanalyse et sciences sociales. Certes nos tendances à l'agression dérivent de l'excitation pulsionnelle, mais la violence est un fait de culture. Des innovations techniques, ces outils nommés les armes, sont requises pour transformer notre agressivité en une force mise au service de projets violents et brutaux. Suivant des plans d'action concertés, la brutalité et la violence sont des pratiques socialisées.
Depuis le harcèlement jusqu'au meurtre, et de l'exclusion jusqu'à la ségrégation, il est donc permis d'explorer les voies suivant lesquelles la culture métamorphose notre agressivité tant en une violente force dominatrice qu'en une brutalité collective qui déshumanise ses cibles pour les exclure et, parfois, les anéantir.
(sous réserve de confirmation)
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Epaisseur : 1.1 cm

