
Quelle paix des cimetières en Algérie ? : morts et disparus pendant la guerre (1954-1962)
Les pouvoirs publics et les historiens qualifient généralement de « pertes humaines » dans la guerre d'Algérie les morts et les disparus algériens et français de ce conflit (1954-1962), mais cela recouvre une grande diversité de situations. La mention de « Mort pour la France » est une reconnaissance à géométrie variable, entre mémoire cachée et mémoire affichée, avec de surcroît le cas particulier des harkis. La recherche des disparus par le Comité international de la Croix-Rouge ou par les autorités du moment, ainsi que le cas des violences commises par l'OAS ou par les belligérants redéfinissent à chaque fois, selon le contexte, les trois temps de la perte : l'annonce de la mort, le transfert et la préparation du corps pour l'inhumation, l'enterrement et la commémoration des morts et des disparus.
Archivistes, historiens et témoins explorent ici les aspects matériel et pratique de la mort - des condoléances à l'inhumation (ou non, en cas de disparition). Ils abordent aussi les rituels de deuil et la reconnaissance de la Nation en Algérie comme en France.
(sous réserve de confirmation)
Largeur : 15.0 cm
Epaisseur : 2.3 cm

